Si vous avez une activité commerciale, vous aurez des stocks de marchandises. Si c'est une activité de production, vous aurez des stocks de matières premières, mais aussi des produits en cours et des produits finis.

Les règles de comptabilisation et de valorisation de chacune de ces rubriques sont différentes.

Nous rappelons ici les principes généraux valables dans la plupart des cas et nous vous renvoyons sur les différents articles (à venir) pour les multiples détails.

  •  Tout d'abord, il est impératif de faire un inventaire des stocks à la date d'établissement du bilan. Si ce n'est pas possible, il faut que cet inventaire ait lieu à une date aussi proche que possible (le 2 janvier matin par exemple). Et que tout mouvement de stock intervenant entre la date de clôture et l'inventaire soit identifié pour reconstituer l'inventaire réel au moment de la clôture.
  • Ensuite le principe de prudence impose de valoriser les stocks sur la base d'une valeur d'achat pour les marchandises et matières premières, de coûts de production pour les produits finis. Car tant qu'un bien n'est pas vendu, rien ne permet d'affirmer avec certitude son prix de vente réel.
  • Enfin, il faut identifier les stocks qui n'ont plus de valeur : marchandises périmées, matières premières que l'on utilise plus dans la fabrication. Il faut alors passer des écritures qui sortent ces marchandises des stocks ou des provisions si elles sont encore vendables mais à prix réduit.

Lorsque l'on dispose de l'inventaire et de la valorisation des biens de cet inventaire, on peut alors passer à leur enregistrement en comptabilité.

Par exemple, si le stock de marchandises de la buvette d'une association était de 325 € au bilan N-1 et qu'il est maintenant de 380 €, on va passer l'écriture suivante :

  • 325 € au crédit du compte 37 - Stock de marchandises, pour annuler les stocks du bilan N-1,
  • 380 € au débit du compte 37, pour comptabiser les stocks de cette fin d'exercice
  • 55 € au crédit du compte 603 - variation des stocks de marchandises