La comptabilité de trésorerie est facile à comprendre : on enregistre une recette quand on la reçoit, une dépense quand on l’effectue.

Exemple : vous passez le 10 mars une commande de papier à un fournisseur ; il vous livre le 15, la livraison est accompagnée de la facture. Vous réglez par chèque le 25 mars. Vous noterez la dépense le 25 mars.

En comptabilité d’engagement, les opérations se font en deux temps. Au moment où vous recevez la facture car vous avez un engagement envers le fournisseur et au moment où vous effectuez le réglement.

Reprenons l'exemple précédent : vous enregistrez la facture le 15 mars et auriez eu dans vos comptes une dette envers le fournisseur. Puis le 25 mars vous aurez noté le règlement de cette dette.

Avantages et inconvénients

La comptabilité de trésorerie est plus naturelle avec moins d’écriture. Par contre, elle donne moins d’information sur les engagements que vous avez envers les tiers (fournisseurs notamment). A une date donnée, les factures non encore payées ne sont pas comptabilisées. Du coup, vous pouvez avoir de l’argent en banque mais ne pas être conscient d’avoir plus de dettes que d'argent disponible. Surtout si vous êtes un peu brouillon avec les papiers.

Ce n'est qu'en fin d'année qu'on enregistre les dettes et les créances si on veut éditer le bilan du CE.

La comptabilité d’engagement est une comptabilité plus lourde en cours d’année, plus exigeante, y compris en termes de culture et de pensée comptable. Elle est indispensable (et obligatoire) pour les gros CE qui peuvent avoir des factures à payer d’un montant élevé.

Mais la clôture des comptes est plus facile puisque les dettes et les créances sont déjà enregistrées.

Pour les petits CE, la comptabilité de trésorerie est clairement ce qui a été prévu par le législateur (le CE pourra tenir un livre de recettes et de dépenses avec en fin d'année une information sur son patrimoire).

Pour les moyens CE, la loi donne la possibilité de tenir une comptabilité recettes dépenses en cours d'année, et d'enregistrer les créances et dettes à la clôture de l'exercice.

Pour notre part, nous privilégions clairement la comptabilité de trésorerie qui nous semble plus facile pour des non profressionnels. Et tout aussi satisfaisant si on est organisé. Et de toute façon, pour être trésorier, il faut mieux être organisé.

Conclusion

  • Petits CE : vous aurez intérêt à tenir une comptabilité de trésorerie : c'est-à-dire une comptabilité qui enregistre les recettes et les dépenses. Ce n’est qu’en fin d’année que l’on identifie les éléments d’actifs et de passif suffisemment importants pour les mentionner en annexe des comptes.
  • Moyens CE : Sauf si vous êtres vraiment à l'aise avec la compta, nous vous conseillons d'adopter une comptabilité de trésorerie. Et comme vous êtes tenu de recourir à un expert-comptable, il pourra vous aider pour les opérations de fin d'exercice un peu plus complexes. Passez à l'article suivant pour quelques conseils sur le choix de l'expert.
  • Gros CE : pas le choix, une comptabilité d’engagement avec un logiciel adapté.